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Date de création : 19.01.2012
Dernière mise à jour : 19.01.2012
2 articles


Roman familial et secret de naissance

Publié le 19/01/2012 à 12:06 par psychogenealogie Tags : enfant femme homme france roman mort fille livre carte texte divers internet afrique éléments martine

Le roman familial de Freud

 

Freud, médecin viennois et inventeur de la psychanalyse, a présenté, dans ses ouvrages, le désir de changer de parents, étape psychologique nommée « le roman familial des névrosés ». Le roman familial décrit l’étape de maturation durant laquelle l’enfant se proclame être le fils ou la fille d’un roi et/ou d’une reine. L’enfant prend plaisir à se croire prince ou princesse, la progéniture d’un noble ou d’un riche personnage. Le texte de Freud est paru en 1909, dans un livre d’Otto Ranck intitulé le Mythe de la naissance du héros. Le roman familial  se déroule entre l’âge de cinq à sept ans. Cette attitude répond à un besoin de distanciation par rapport aux parents. L’enfant traverse ainsi le complexe d’Œdipe en s’octroyant de nouveaux parents et il se fait renaître symboliquement.

 

Ton père n’est pas ton père et tu le diras pas

 

Aujourd’hui, la réalité dépasse la fiction puisqu’il suffit de prélever des échantillons d’ADN sur deux personnes pour prouver un secret de famille sur les origines et lever le doute concernant la parenté génétique. Quel imbroglio familial si mon père n’est pas mon père, mon frère n’est pas mon frère ou que ma grand-mère n’est plus ma grand-mère ! Que dire des descendants non légitimés et jamais vus qui réclameraient leur part d’héritage en prouvant leur lien de sang ? Suivant le dicton populaire, les morts vont se retourner dans leur tombe !  

 

Prêt à tout pour percer le secret

Les tests de paternité

Certaines personnes, ayant l’impression d’être enfermées dans un secret de filiation paternelle, choisissent d’effectuer une recherche de paternité génétique. Aujourd’hui, grâce à l’évolution de la biologie, il est possible de vérifier ce fait en ayant recours à des laboratoires étrangers sur internet. Les personnes concernées désirent, avant tout, être rassurées par des preuves scientifiques. Pour effectuer les tests génétiques, il suffit d’envoyer par courrier postal des échantillons servant à effectuer les analyses. En France, les analyses d’ADN n’ont pas de validité juridique et les rapports d’expertise doivent préserver l’anonymat des clients.

 

Comment s’y prendre ?

 

Les prélèvements s’effectuent, en principe, de façon directe avec le consentement des parties. Il s’agit, par exemple, de prélever de la salive avec un bâtonnet stérile sur la paroi buccale de deux personnes prétextant avoir la même parenté. En l’absence d’accord, les échantillons sont des éléments corporels ou touchés par la personne comme des ongles coupés, des cheveux comportant le bulbe, des chewing-gums mâchouillés, des mégots de cigarette, au pire il reste encore des ossements ou des dents… Cette énumération n’est pas sans évoquer dans l’imaginaire collectif les histoires de sorcellerie du Moyen âge !

 

On est pour la paix des ménages !

 

En France, les tests de paternité sont soumis à une réglementation stricte régie par la loi. Les analyses autorisées restent prescrites pour des raisons médicales ou scientifiques ou sont ordonnées lors de décisions judiciaires servant à établir ou à contester une filiation. En 2009, une loi récente sur la filiation des étrangers, usant de faux papiers d’identité pour entrer en France ou obtenir la nationalité française, a relancé le débat des preuves génétiques de la filiation. En Afrique, la parenté élargie au cercle villageois n’obéit pas aux mêmes normes que celles de notre famille nucléaire, elle inclut souvent les oncles et les tantes de la branche paternelle ou maternelle comme parents directs.

 

L’affaire Yves Montand

En 1998, l’affaire Yves Montand a défrayé la chronique et suscité des réactions passionnées. Aurore Drossard, la fille présumée d’Yves Montand, a obtenu l’exhumation du chanteur défunt. Ce fait divers surmédiatisé a fait connaître au grand public la possibilité des tests génétiques. Les résultats ont confirmé qu’Yves Montand n’était pas le géniteur de la jeune fille et les assertions de la mère d’Aurore ont été démenties. Si les tests de paternité sont fiables à quatre vingt dix neuf voire presque cent pour cent, la science rencontre cependant des limites épistémologiques. Les résultats génétiques peuvent prouver un mensonge de filiation mais les analyses effectuées ne révèlent pas le nom du père biologique ! En France, depuis la loi du 7 août 2004, aucune identification ADN ne peut être conduite après la mort d’une personne sans le consentement donné de son vivant.

La méthode des groupes sanguins

Le cas de Brigitte

 

Brigitte est une charmante femme de quarante ans résidant à Toulouse. Enfant, elle a souffert d’un décalage entre la réalité de sa filiation et sa perception imaginaire, il lui semblait que son père n’était pas son père, elle sentait qu’on lui cachait la vérité et elle avait l’impression que son géniteur était proche d’elle. Brigitte ressentait aussi que sa mère aimait un autre homme sans lui en parler.

 

Ciel, ma fille a découvert mon amant !

 

A la mort de son père Fernand, Brigitte recherche sa carte de groupe sanguin. Elle découvre que son père fait partie du groupe O. Sa mère Martine appartient au groupe A.  Brigitte n’est donc pas la fille de son père comme on lui a fait croire depuis quarante ans ! Elle parle à sa mère de l’incompatibilité des groupes sanguins. En effet, Brigitte est du groupe AB, or la formule A + O = AB n’existe pas, il y a anguille sous roche !

Brigitte se demande qui est son père biologique, elle a besoin de savoir la vérité. Impatiente, elle approche de la découverte. La mère avoue à sa fille le secret de sa conception en pleurant. Le géniteur s’appelle Jacques Porati, un ancien voisin et ami du couple. Martine et Jacques ont été amants et amoureux pendant plusieurs années tout en ne voulant pas quitter leur conjoint respectif. Leur relation amoureuse a duré jusqu’à ce que Jacques construise une maison, dans un autre village, situé à vingt kilomètres. Les deux amoureux étant mariés, ils sont restés discrets sur leur relation extraconjugale et sur la conception adultérine de « leur fille » Brigitte. Le père de Brigitte souffrait, à ce moment-là, de troubles de l’érection, il a accepté la petite et endossé la paternité. Cette révélation a aidé Brigitte à saisir le sens du malaise de son enfance et sa difficulté à faire confiance aux autres.

 

Les rhésus sanguins sur la sellette

 

Une autre possibilité de vérifier les données génétiques est l’incompatibilité des rhésus sanguins. Une personne rhésus positif ne peut avoir des parents rhésus négatif ! Dans ce cas, il existe avec certitude un secret de conception. L’enfant ne peut avoir qu’un rhésus négatif car chaque personne possède une part de gènes de son père et de sa mère.